Accueil > Actualités > Reconversion : Près de 100 sportifs de haut-niveau accompagnés par Uniformation

Reconversion : Près de 100 sportifs de haut-niveau accompagnés par Uniformation

Grâce aux Fonds paritaire de Sécurisation des Parcours professionnels (FPSPP), Uniformation a pris en charge différents dispositifs pour permettre la reconversion des sportifs de haut-niveau. Focus sur les parcours de l’ex-footballeuse Elodie Thomis et de la championne du monde d’aviron Marjolaine Rossit. 

Depuis décembre 2017, 98 athlètes ont été accompagnés par Uniformation et ont bénéficié d’une prise en charge sur le positionnement de leur projet, d’un bilan de compétences ou d’une formation pour une reconversion. Ces sportifs, aux parcours variés, sont issus de 20 disciplines différentes.

« A mes 25 ans, un compte à rebours s’est mis en place »

Si 59 actions de formation ont pour objectif d’obtenir un diplôme d’éducateur sportif, l’ancienne joueuse de l’Olympique Lyonnais, Elodie Thomis, 32 ans, a choisi de se reconvertir dans le monde de l’audiovisuel. Un projet qu’elle mûrit depuis de nombreuses années. « Jusqu’à 25 ans, je ne dirais pas que j’étais insouciante mais je laissais ça dans un coin de ma tête, j’ai profité à fond du foot, précise celle qui a gagné 5 Ligues des champions féminine avec l’OL. A mes 25 ans, un compte à rebours s’est mis en place, après le football il y a la vraie vie et il faut travailler. »

Dès 2014, Elodie Thomis a réalisé un bilan de compétences au sein de son club pour découvrir ce qui lui plaisait. Son choix s’est alors porté sur la vidéo. Comme l’option BTS était incompatible avec sa carrière, elle effectua plusieurs stages de découvertes pour la chaine de son club OL TV afin de se familiariser les différents métiers de l’audiovisuel. Après avoir suivi plusieurs formations, Uniformation a financé sa formation certifiante "réalisation de film d’entreprise". Certification qu’elle a obtenue le 30 janvier 2019, après trois semaines et demie de cours. « Cette certification, c’est ma Ligue des champions professionnelle, on s’investit énormément, c’est du boulot et ça me tenait à cœur », explique l’ex-attaquante de l’Equipe de France, qui souhaite désormais monter son entreprise.

De l’aviron à l’audit

Pour Marjolaine Rossit, 39 ans, championne du monde d’aviron en quatre sans barreur en 2004, la problématique était différente. « L’aviron est très loin du monde professionnel, précise Marjolaine. J’ai fini mes études supérieures pendant ma carrière, notamment mon master de chimie. Et j’ai tout de suite travaillé dans une collectivité territoriale via un emploi d’insertion professionnelle pour sportif de haut-niveau. » Sa carrière finie, elle reprit des études de qualité en 2011. Pour répondre aux besoins de son futur employeur, Marjolaine a suivi grâce à Uniformation une formation d’auditeur RCA, pour apprendre à utiliser des logiciels pour les experts-comptables. Cette formation s’est déroulée mi-juillet 2018 pour une prise de poste en octobre.

« Si on ne s’est pas préparé, c’est très difficile de revenir dans la vie active »

Ces deux parcours illustrent les problématiques liées à la reconversion des sportifs de haut-niveau. Reconversion atypique déjà, de par l’absence de réel statut de ces sportifs qui ne sont très souvent ni salariés, ni demandeurs d’emploi. Si ces deux projets ont été pensés en amont, ce n’est pas le cas pour la grande majorité de ces sportifs qui ne se préoccupent de leur reconversion qu’une fois leur carrière finie. « Quand on est sportif de haut-niveau, si on ne s’est pas préparé c’est très difficile de revenir dans la vie active, explique Elodie Thomis. J’ai toujours essayé de porter la bonne parole à mes coéquipières. »

L’athlète consacre toute son énergie à sa pratique sportive et à l’amélioration de ses résultats et n’arrive pas à dégager du temps pour réfléchir à son avenir professionnel et encore moins pour partir en formation. Certains sportifs se retrouvent alors complètement démunis une fois leur carrière derrière eux. Pour les accompagner dans leur reconversion, Uniformation a donc mis en place ce programme. Et si 60 % des sportifs de haut-niveau ont suivi des formations pour obtenir un diplôme d’éducateur sportif, certains ont complètement changé de voie pour devenir architecte d’intérieur, naturopathe, photojournaliste, sophrologue ou encore manager de développement commercial.

Haut de la page